Ce jour là, nous partîmes à l'heure où blanchit la campagne, avec le sac de pierres de 20 kilos, sur le dos de Jean-No; faut imaginer à droite ma tête qui dépasse du cou poilu, tendu dans l'effort et la pente abrupte du mont que nous nous apprêtons à escalader: le Mont Major

Je passe la montée difficile de cette haute montagne: 1786 pieds, soit 544m. oui ça peut paraître petit joueur, mais monter avec un sac qui parle et qui chante, suivi d'une femme qui râle et qui peste parce que "tu m'avais dit qu'on était bientôt arrivé" gnagnagna... c'est la première fois que je le fais, mais bon je sais tout c'est bien connu.

bref nous partîmes 500 (y avait même des bagnoles garées sur 500m sur le bord de la route) et ben nous arrivâmes aussi 500, ce qui en fait le sommet le plus tendance de la région. En visant bien on arrive à trouver un créneau pour faire croire qu'on est tout seul dans la nature sauvage...

Donc voilà, on domine le lac Winnipesaukee et la forêt rougeoyante des couleurs de l'automne (bon ok sur la photo ça fait un peu marron, mais en vrai c'est bô)

Camille a l'air brisée par l'effort ( arracher les quelques cheveux qui restent sur la tête de papa, ça épuise, cf photo plus bas)

je sais pas quoi dire sur cette photo, donc je passe... ah si, il fait beau, hein? et sinon ça va chez vous?

Dans la descente, grâce à mon avantage pondéral (dont je ne préciserai pas la valeur), je prends un net avantage sur Marie

ça c'est juste une photo qu'on a trouvé sur internet pour prouver que l'été indien c'est beau. On entretient le cliché...

C'est vraiment n'importe quoi l'ordre de ces photos. Je la refais: nous partîmes 500 et nous nous retrouvâmes dans un meeting anti OGM sur le plateau du Larzac. Camille est d'accord: Vive le Maïs libre et indépendant!

un champs d'érable transgénique rouge
et le clou du pestacle: la vue de Camille pendant 3h: et remarquez qu'elle m'a pas encore tout arraché...
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